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Professeurs

Mélanie Roy

Laboratoire Évolution et Diversité biologique

Université Paul Sabatier


Courriel : melanie.roy@univ-tlse3.fr
Lieu d'encadrement : UQAT
Habilitation : Habilitation à codiriger de façon ponctuelle

Résumé
Mes recherches portent sur les symbioses plantes-champignons depuis mon master, jusqu’à aujourd’hui, à l’université Paul Sabatier. Je me suis intéressée aux associations multiples et diffusent que forment les mycélium avec les racines des plantes d’espèces différentes, et j’ai pu mener des travaux sur l’anatomie et la physiologie de ces associations, notamment chez les orchidées, puis sur l’écologie de ces associations et l’influence de paramètres environnementaux, et enfin sur l’évolution de ces associations, à travers l’étude de deux modèles : l’association aulnes-champignons ectomycorhiziens très spécialisée, et les associations entre champignons ectomycorhiziens et les arbres des forêts primaires guyanaises, où le partage de symbiotes est au contraire plus important.
Ces recherches m’ont permis d’acquérir une bonne vision d’ensemble de ces associations, et mes projets de recherche actuelle tendent à intégrer plus globalement ces associations dans les processus écologiques. Je travaille par exemple avec des physiologistes en Guyane pour comprendre comment de telles associations peuvent moduler la réponse des forêts à la sécheresse. De même, au Québec, les nouveaux programmes de recherche qui ont permis de financer la thèse de Mélissande Nagati portent sur les conséquences des associations mycorhiziennes sur la survie des jeunes sapins en forêts boréales. De telles données permettent de mieux comprendre les changements de végétations dans un contexte de changement climatique.
Enfin, j’ai intégré aussi une dimension biogéographique à l’étude de ces symbioses, en reconstituant l’histoire évolutive des Russulaceae dans les Néotropiques, et en retraçant l’histoire des symbioses aulnes-champignons dans différents refuges glaciaires en Europe, le tout en interactions étroite avec des collègues taxonomistes. C’est là encore toute l’originalité du sujet de thèse de Mélissande Nagati, qui porte sur des forêts où les symbioses ectomycorhiziennes ont encore été trop peu étudiées.


Références
Roy, M., Schimann, H., Braga?Neto, R., Da Silva, R.A., Duque, J., Frame, D., Wartchow, F. and Neves, M.A., 2016. Diversity and Distribution of Ectomycorrhizal Fungi from Amazonian Lowland White?sand Forests in Brazil and French Guiana. Biotropica, 48(1), pp.90-100.

Roy, M., Gonneau, C., Rocheteau, A., Berveiller, D., Thomas, J.C., Damesin, C. and Selosse, M.A., 2013. Why do mixotrophic plants stay green? A comparison between green and achlorophyllous orchid individuals in situ. Ecological Monographs, 83(1), pp.95-117.

Roy, M., Rochet, J., Manzi, S., Jargeat, P., Gryta, H., Moreau, P.A. and Gardes, M., 2013. What determines Alnus?associated ectomycorrhizal community diversity and specificity? A comparison of host and habitat effects at a regional scale. New Phytologist, 198(4), pp.1228-1238.